16/12/25 - Le « no man’s land administratif » des otages en question (JSS)
- SOS_Otages
- Dec 20, 2025
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Détenu arbitrairement en Iran pendant trois ans, Benjamin Brière a raconté son histoire au barreau de Lyon, le lundi 1er décembre. Le voyageur a présenté son livre, Azadi, qui raconte l’horreur de sa détention, et évoqué son combat pour la reconnaissance du statut d’otage par l’État français.
Quand on aperçoit son sourire détendu, difficile d’imaginer ce qu’a traversé Benjamin Brière pendant ses 1079 jours d’incarcération par l’État Islamique d’Iran. Une expérience de la captivité et de la déshumanisation que le globe-trotter décrit dans son livre Azadi (« Liberté » en Ourdou), ode à la résilience et à la liberté. « Rien n’est jamais acquis et les valeurs universelles de justice et de dignité doivent être défendues, pour tous et en toutes circonstances », a rappelé Sara Kebir, vice-bâtonnière du barreau de Lyon, en introduction d’une conférence donnée par l’ancien otage, le 1er décembre.
L’indispensable prise en charge des otages et de leurs proches
Publié en octobre dernier, Azadi raconte aussi la nécessité de reconnaître l’existence d’un statut d’otage pour prendre en charge les victimes et leurs proches. « Ma sœur a mené un combat héroïque pour obtenir ma liberté, mettant sa vie de jeune maman entre parenthèses », explique Benjamin Brière. Des proches qui sont également otages, selon lui, et qui souffrent du manque d’accompagnement financier et psychologique tout au long de leurs démarches. « Il n’y a aucune prise en charge des frais d’avocat, qui représentent plusieurs dizaines de milliers d’euros, pas de prise en charge psychologique pour les proches qui attendent désespérément le retour d’un conjoint, d’un enfant d’un mari, parfois pendant des années : rien n’existe pour eux aujourd’hui ».




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