9/4/2026 - RETOUR DE CAPTIVITE - le difficile retour des otages à une vie "normale", témoignage de Bernard Phelan et Benjamin Brière
- SOS_Otages
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Cécile Kohler et Jacques Paris, de retour en France ce mercredi 8 avril, étaient les derniers otages français retenus en Iran. Mais une fois passé le bonheur de retrouver leur pays et leur liberté, est-il seulement possible retrouver une vie dite "normale"? (...)
BFM Jade Garnier
Hantés par leurs souvenirs
Les sévices vécus sont alors davantage psychologiques que physiques puisque, comme l'explique Bernard Phelan au micro de France3 Occitanie, "ce sont des marchandises de haute valeur". Les cellules sont insalubres et trop étroites, la lumière est allumée constamment afin de faire perdre toute notion du temps, écrire ou lire est proscrit.
"C'est de la torture psychologique, de la torture blanche", précise-t-il.
Et pourtant, quand vient la libération, une dichotomie s'installe: "être libéré, c'est très dur, c'est aussi violent que d'être arrêté", explique Benjamin Brière, otage pendant plus de deux ans en Iran, au Journal du Net. Une sensation également décrite par Louis Arnaud, détenu pendant 623 jours par Téhéran:
"J’ai aussi vécu ma libération comme un déchirement. J’ai été arraché aux Iraniens, aux prisonniers politiques qui sont devenus ma famille (...) ensuite, on pense à eux en permanence", témoigne-t-il auprès du Parisien. (...)
La "défaillance de l'État" dans le parcours de réhabilitation
Mais au-delà de la difficulté de se reconstruire après un tel épisode traumatique, d'autres éléments matériels rendent le retour à une vie "normale" extrêmement compliqué, voire impossible.
Benjamin Brière retrace également les difficultés à renouer des relations sociales, se réinsérer professionnellement et être accompagné psychologiquement. Des batailles avec l'administration peuvent également s'ajouter, confinant parfois à l'absurde, puisqu'il raconte même avoir été radié administrativement et avoir été convoqué par le Trésor public pour ne pas avoir payé ses impôts lors de sa captivité.




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